le cyborg et l'espace

cyborg libre, toujours tu chériras l'espace !
L'espace est ton miroir ; tu contemples ton esprit
Dans le déroulement infini de ses rayon,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au silence de plainte insondable et invisible.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
cyborg, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô espace, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

Houds Baudelaire, traduction alkapolapersone


P.S: en se funeste lendemain ce poème me parait approprier, toujours allez de l'avant.