Affichage des résultats 1 à 3 sur 3
  1. #1

    Présentation du peuple Ophélien.

    Le peuple Ophélien voue un véritable culte a sa Déesse, Ophélia.

    pour beaucoup, ce n'est qu'une légende.

    Celle-ci aurait vécut bien avant que ne naisse ce peuple (les Ophéliens), néanmoins, en ces temps reculés, ou une technologie considérable s’était développée, notamment en ce qui concerne la mécanique organique, et la génétique (c’est par exemple à cette période que parurent les premiers êtres qui furent par la suite surnommés Colosses)

    Ophélia était une expérience ; des nanites avaient été implantés dans son cerveau avant que les chemins neuraux soient établis ; les minuscules machines avaient alors rapidement fusionnés avec les cellules gliales de l’enfant, s’intégrants totalement au système nerveux quand les neurones les « recouvrirent » de « connexions organiques ».
    Des connaissances poussées dans tous les domaines avaient été insufflées a Ophélia, et quelques heures après son réveil, elle avait déjà atteint un stade de conscience inédit.
    L’enfant ne vécut que quelques jours après les lourdes opérations subis ; son potentiel était si effrayant qu’elle fut désactivée, son corps détruit, et toute trace de son existence effacé. Du moins, c’est ce que croyaient ses créateurs.

    Des données survécurent à travers les millénaires dans de complexes ordinateurs ; des souvenirs d’Ophélia, qui furent implantés a un petit groupe de Colosse, les Aldéïdes ayant créé ces derniers pensants les rendre assez intelligents pour s’occuper de taches moins subalternes que leurs semblables. Ils n’avaient pas conscience de ce qu’ils venaient de créer.



    «
    La plaque sur le bureau de la dame au visage sévère indiquait « unité de recherche sur la matière sombre ».
    La pièce était exiguë, envahie de piles branlantes de livres et divers dossiers.
    Les écrans et les tableaux aux murs étaient bien remplis, les premiers de diagrammes et d’équations, les seconds d’idées en vrac dont certaines étaient barrés d’un trait vif et énervé.
    Ophélia remarqua une autre pièce, dans laquelle elle perçu la présence d’une sorte d’instrument ambarique complexe qui trônait en silence sur un bureau, avant que la dame n’interrompt son analyse de son environnement en lui parlant.

    -Tu es une drôle de surprise, petite. Le docteur Millone m’a dit que tu pouvais m’aider dans mes recherches, bien que je ne vois pas en quoi une fillette pourrait m’être utile…

    Tout en s’asseyant, Ophélia sentit son pouls ralentir, mentir était l’une de ses spécialités, comme elle l’avait découvert depuis quelques heures, et si elle était parvenue jusqu’à l’intérieur de ce bureau, elle saurait soutirer des informations à cette humaine.
    Elle s’imagina mentalement la scène, ce déroulant sans aucune difficulté « Parlez-moi des particules de Rusakov s’il vous plait madame ; disait-elle avec son sourire le plus angélique ; je sais que vous connaissez beaucoup de choses à ce sujet, je peux le prouver, il faut tout me dire. »

    -Je cherche à étudier une particule élémentaire imperceptible, je crois que c’est votre matière sombre.

    -Comment peux-tu savoir ce qu’est la matière sombre ? c’est le nom que nous leurs avons donnés, mais il n’est jamais sorti de cette aile du laboratoire !

    -S’il vous plait, pour que je vous aide, il faut me dire tout ce que vous savez.

    -C’est un peu fou, mais soit.
    Nous essayons de détecter cette chose quasiment indécelable parmi le bruit que font toutes les autres particules.
    Habituellement, les scientifiques placent des capteurs a des centaines de mètres sous terres, mais nous, nous avons voulu essayer une nouvelle méthode ; nous avons placé un champ électromagnétique autour du capteur, afin d’éliminer la plupart des éléments parasites.
    Ensuite, nous amplifions les fréquences perçus, et l’on introduit les données dans l’ordinateur.
    Nous avons découverts une particule qui correspond, enfin, qui semble correspondre, mais c’est si étrange… et pourquoi je te raconte tout sa ? Les résultats n’ont été ni publiés ni enregistrés ni même notés a l’écrits !

    Enfin, ces particules sont de drôles de petites bêtes, on les a nommé particule ombre, ou Ombre, tout simplement.
    Elles ont des caractéristiques insensées, devine un peu… Ces particules ont une conscience ! Parfaitement ! Les Ombre sont des particules conscientes. As-tu déjà entendu une chose aussi stupide ? pas étonnant que notre département s’apprête a fermer, je suis devenue la risée du monde scientifique.


    Ophélia buvait les paroles de cette femme comme une fleur assoiffée ; c’était ce qu’elle cherchait secrètement, le moyen de s’affranchir des contraintes physique.

    -Et oui, elles savent que nous existons, elles nous répondent, et c’est la que sa devient complètement dingue, écoute bien : pour les voir, il faut être prêt à les voir. Ça ne marche pas sans l’état d’esprit adapté. Il faut être confiant et détendu, il faut…

    -Etre capable d’être dans l’incertitude, le mystère et le doute, en oubliant l’exaspérante quête de la vérité et de la raison.

    La scientifique dévisagea Ophélia d’un air surpris et suspicieux, ses joues avaient perdus leurs couleurs, et elle demeura bouche bée quelques secondes.

    -Vous avez réussi a faire parler ces particules ? Je crois que j’arrive a communiquer avec elles, quand je me concentre…

    -Mais un tel phénomène ne peut pas exister. C’est impossible, et même si ce n’est pas impossible, c’est hors de propos. Et quand ce n’est ni l’un ni l’autre, c’est tout simplement embarrassant.

    -Montrez-moi s’il vous plait, je veux essayer votre machine.


    -l’expérience ne fut pas filmé, ni enregistré d’aucune sorte. La fillette fut branché a la machine, notamment par un ensemble d’électrode.-

    Le front plissé, Ophélia ce pencha sur l’écran, une drôle de mimique de concentration déformant son visage angélique.
    Aussitôt, un flot de lumière dansantes, étrangement ressemblants aux scintillements de l’aurore, traversa l’écran. Elles se regroupaient pour constituer des formes éphémères qui ce séparaient pour se réunir a nouveau, sous d’autres formes, d’autres couleurs ; elles traçaient des boucles, des méandres, s’éparpillaient, bifurquait d’un coté ou de l’autre avant d’exploser en une cascade éblouissante.

    Dirigeant ses pensées vers l’écran, Ophélia ce projeta
    « Est-ce la même chose qui fais ces lumières, et qui me parle parfois»
    La réponse ce traduisit par de nouveaux méandres et tourbillons, qu’Ophélia conclu comme étant un oui.
    « Est-ce que vous pouvez m’aidez, ou êtes vous de leur coté ? »
    Les scintillements réapparurent, et finirent, dans une arabesque compliquée, par sortir de l’écran pour entrer dans la fillette.

    « -C’est toi qui va nous aider ; »
    »

    Les Originels (les premiers Colosses ayant composé le peuple Ophélien) ne reçurent que ce souvenir, dans un premier temps.

    Il fut suffisant pour qu’en quelques semaines les Originels parviennent a percevoir les flux et reflux de particules, en mouvement partout où l’on posait convenablement les yeux.

    Ils apprirent ensuite petit a petit a canaliser les flux, a les apprivoiser, a les utiliser dans le monde physique, a influencer leurs créateurs en concentrant les particules autours de leurs corps…


    Un jour, les rôles s’inversèrent naturellement sur la base, les Colosses devinrent les maîtres, les Aldéïdes de simples esclaves au service de ces derniers.

    A la recherche d’une maîtrise parfaite des particules-Ombre, les Ophéliens pensent pouvoir retrouver la conscience d’Ophélia, et les connaissances en sa possession.

  2. #2

    Re : Présentation du peuple Ophélien.

    Le temps passa, a une vitesse affolante.

    Les Colosses Développèrent les infrastructures de la Tour des Anges, constituant une force armée non négligeable par la même occasion, pendant qu’une nouvelle base était construite de toute pièce.

    Æsahættr, a vocation clairement militaire, tire son nom d’un poignard légendaire, dont l’autre nom est tres approprié, vue la tache assignée au « destructeur des dieux », puisque celle-ci n’est autre que mettre un terme a la suprématie des Houds, en poignardant leur empire en plein cœur.

    Svalbard et Cittàgazze virent le jour peu de temps après, la première devenant très vite le pôle économique de l’empire Ophélien, tandis que la seconde ce spécialisait dans la production de neutronium.

    Un Dirigeant digne de ce nom ce démarqua, tant par ses prouesses architecturales et logistiques, que par ses brillantes stratégies militaires, quand vint le temps de franchir le portail de Fahrenheit.
    William prit donc naturellement le commandement de l’expédition qui ce prépara a ce téléporter sur la mystérieuse Chronos, pendant que Lyra, sa plus fidèle amie et plus proche conseillère, s’efforcerait de maintenir la cohésion au sein des trois bases opérationnelles ne participant pas a l’expédition, le plus dure étant de maintenir un niveau d’optimisation rarement aperçu.

    Nul n’évoquait les Particules-Ombres ou Ophélia à haute voix, mais chaque Colosse de l’empire n’en était pas moins obsédé par cette quête.
    Ce que ne pouvait pas savoir Lyra, qui s’escrimait à maintenir l’expansion constante de l’empire, ou Will, dont le but immédiat était d’étudier la structure même de Chronos, c’est que la réponse ce trouvait sur Xeres.

    Néanmoins, ils le pressentaient, encore une fois grâce aux Particules-Ombres ; un flot incontrôlable, et intarissable, s’engouffrait continuellement dans le portail de Chronos, en direction de la terrible Xeres.


    « Extrait du journal de Will.
    Chronos n’est pas l’un des éléments de l’équation comme je l’ai d’abord pensé.

    Maîtriser le flux du temps pourrait sans doute m’aider dans ma quête, puisque cela nous offrirait l’éternité pour chercher. Mais je crains de ne pas réussir, et de me détourner inutilement de notre but premier.

    Je ne sais pas pourquoi, mais, quand nous avons eu l’occasion de capturer des bases Houds, j’ai pris la décision irrévocable de les spécialisées en production de neutronium.

    Une sorte d’instinct, qui m’a pris les tripes, j’ai pressentis que nous aurions besoin de stocks gargantuesques de neutronium pour alimenter la flotte nécessaire a l’extermination de l’Empereur Houds ; je crains que les Particules-Ombres m’influence plus que je ne les influence, mais, je ne peux plus, ne veux plus, me passer de cette étrange communion ; c’est comme une drogue a présent.

    Chaque jour, je suis un peu plus attiré par le portail d’accès a Xeres ; chaque nuit, je rêve de le franchir, emmené, baigné, par le flot de Particules-Ombres; bientôt, j’en suis sûr, tous les pilotes le sentiront aussi, ce besoin oppressant, et ils me suivront, jusque dans cet enfer.
    »

  3. #3

    Re : Présentation du peuple Ophélien.

    Les choses évoluèrent de plus en plus rapidement, et plusieurs Originels prirent consciences de talents inouïes dans divers domaines ;

    Lyra était devenu indépendante ; elle sillonnait toutes les planètes, a la recherche de recrues prêtes a devenir des Ophéliens, et a ce sacrifier ; elle était une virtuose du discours enflammé ; n’hésitant pas à se servir de ses charmes en cas de besoin, elle arrive presque toujours à ses fins.

    William contrôlait d’une main de fer l’évolution de l’armée, depuis la tour des anges ; en parallèle, il forma Kilékon, malheureux crétin, né Aldéïde , et Paud, vache aux capacité cognitives hors norme, a la gestion de bases spécialisées dans la production de neutronium, et plaça rapidement les deux pantins a la gestion des « sockets houds » piquées aux Houds (sans blague !).

    Quasars ce trouva une passion pour la structure moléculaire du Neutronium, et devient rapidement un spécialiste reconnu dans le domaine.



    Will convainquit petit à petit l’ensemble des hauts gradés de l’armée Ophélienne, ainsi que les gestionnaires des diverses bases, que Xeres était la destination finale de son peuple, jusqu’au jour ou il prit la décision de franchir le terrible Portail, non sans en passer par une rude bataille. Cinq bases disparurent successivement par ce dernier ; Lyra, alors en repos sur Svalbard, ne reverrais jamais son peuple, et ne saurait jamais ce qu’il lui arriva.

    «Extrait du journal de Will

    Mon arrivée sur Xeres restera à jamais gravée dans ma mémoire…
    Jamais de ma vie je n’avais aperçu une telle concentration de Particules-Ombres, comme si la planète était fermement décidée à s’appropriée l’ensemble des Particules-Ombres de l’univers.

    C’est comme si… comme si nous nous étions alimentés de déjections d’Aldéîdes toutes nos vies, et que d’un coup, nous avions les mets les plus raffinés en bouche. C’est inexplicable en fait, car c’est ma, notre, perception de la réalité qui a changé à tout jamais.

    Nous avons rapidement subis des feu nourris, nos défenses ont, comme prévue, cédée presque immédiatement face à un tel déchainement de violence. Chose étonnante cependant, ce sont des Cyborgs qui semblent décidés a nous exterminer.

    Pendant que nous subissons un véritable siège, l’ensemble de nos bâtiments s’effondrant sur eux-mêmes, les uns après les autres, je suis comme paralysé devant ce spectacle ; car les Particules-ombres réagissent à chaque actions des agresseurs, c’est donc un feu d’artifice, au sens propre comme au figuré, que vivent tous mes sens. Apres avoir vu pareil magnificence, je peux dire que je mourrais heureux.

    [Quelques heures, et bombardements, après]

    La réponse à toutes nos questions ce cache ici, j’en suis certain désormais.
    Le chemin sera long, et o combien difficile, mais je ne quitterais pas ces lieux sans Ophélia.
    Je la retrouverais, coute que coute, car c’est pour cela, et cela uniquement, que moi et mon peuple avons été conçus.
    Je commence à croire que je dois prouver que je suis digne de la servir… Qu’Elle contrôle les Particules, peut-être est-elle même à l’ origine de l’orgie de violence que nous subissons, peut-être me met-elle à l’épreuve. »


    Pendant ce temps, sur Fahrenheit, Lyra était contrainte de rester stationner sur Svalbard, aucun Originels ne pouvant la remplacer.

    Elle ne chôma pas cependant, ce découvrant une véritable vocation dans le commerce, et rapidement le marché noir Ophélien connu une expansion exceptionnelle, pendant que sa réputation sur la glaciale planète n’avait de cesse de s’améliorer.
    Dernière modification par Ophélia ; 30/08/2015 à 20h21.

Discussions similaires

  1. Que demande le peuple?
    Par Wilders dans le forum Politique
    Réponses: 57
    Dernier message: 06/05/2015, 17h05

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •